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 DES TERRES DE BORDER           Elevage de border collies 
et centre de formation continue

04 68 31 17 64 - 06 72 49 43 50 - r.kergomard@wanadoo.fr

 

 

                                 

 

 

  AVANT PROPOS : 

 

Que ce soit sur "Des terres de border" ou sur "Audebordercollie", si vous venez sur mes sites pour la première fois, sachez que la plupart des mails qui me parviennent (entre 80 et 100/jour) font état de ma capacité à casser vos rêves et ceux de vos enfants, à réfréner vos envies..............................................

 

J'ai parlé aux chiens bien avant de parler aux hommes.
Ils m'ont structuré, fabriqué. C'est pour parler d'eux que j'ai pu vous côtoyer.

J'ai su très vite combien ils m'étaient indispensables. Au même moment je prenais conscience que la faille abyssale de mes lacunes affectives devait faire de moi quelqu'un d'extrêmement vigilant. Il devenait évident que si je ne faisais pas attention,
mes chiens seraient les doudous inexistants de mon enfance.

   Aujourd'hui, pour les protéger de vos incohérences et de vos manquements, mon rôle est d'être juste et objectif. Il est de vous dire que vous êtes dans la bêtise pure lorsque vous voulez un chiot tricolore à poil long avec les oreilles droites. De vous dire encore que l'état psychologique du chiot prime sur la couleur de la robe.
De rajouter qu'il est dommage que vous ne preniez pas le temps de lire,
de vous informer alors que je passe deux heures par jour à alimenter mes sites d'informations diverses.

 

      

 Je suis là pour vous aider, pour vous guider, par pour combler vos désirs ni les caprices de vos enfants.  

Le chien me passionne, je l'élève, je l'éduque, je le dresse, je l'observe, je l'étudie, je le façonne depuis trente ans.
Je suis d'une disponibilité totale mais seulement avec ceux qui sont dans une démarche intellectuelle.

 

 Je n'aime pas la facilité, je déteste l'approximation et j'exige de ceux que je côtoie.

 

 

Vos critères de choix sont dans 90% des cas basés sur la couleur de la robe. Je sais par expérience combien ces paramètres basiques et primaires peuvent s'avérer désastreux lors de la construction du chien.

 D'ailleurs, si les éleveurs étaient sérieux, ils devraient refuser de vendre un chiot choisi sur des critères autres que ceux inhérents au caractère.

Mais c'est encore un autre débat...

 

Mon discours est extrêmement cohérent parce qu'il est celui d'un homme de chiens.

 Ceci étant, si vous n'avez besoin ni d'aide ni de guide, vous pouvez regarder les photos ou corriger mes fote dortograf (merci Oma).

 

Dans tous les cas, soyez les bienvenus en  "Terres De Border"

 

L'EDUCATION DU CHIOT

Ou comment construire son chien en ne confondant pas éducation et dressage.

 

  

 Ensemble nous allons apprendre à décrypter le hiéroglyphe chiot.  

 

 Pour comprendre le chien, il faut comprendre la meute. Comme dans "audebordercollie.com", tout le contenu de ce site est le résultat de vingt cinq années d'études et d'analyse du chien dans son milieu.

 

Si l'homme est "accro" à la caresse, ce n'est pas du tout le cas du chien.

 

Que nous ayons cette irrépressible envie de toucher le chiot est normal, que nous n'ayons que ça à lui proposer relève de la carence.

  L'équilibre du chiot repose sur un élément capital que l'on appelle l'autorité. Elle lui est indispensable.   

Lorsqu'il vivait en meute Il évoluait alors au sein d'un groupe extrêmement hiérarchisé où l'autorité, garante d'équilibre, posait et rassurait le groupe.

Le chien fonctionne avec vous comme il fonctionnait dans la meute. Si vous le privez de ses repères ancestraux, vous cassez son équilibre.

 

 "Histoire pas drôle"

Hier matin, un couple accompagné d'une chienne border collie de 10 mois vient au terrain. "Elle" voudrait acheter quelques moutons et éventuellement faire pacager son petit troupeau.

"Lui" est d'accord, mais pose une condition. Je veux bien "qu'il" (moi) dresse le chien, mais nous on n'a qu'un garçon??????????????? Alors faudrait voir à pas lui parler comme ça à ma chienne, c'est comme ma fifille à moi ça....... Ou est-il le dernier rempart, celui qui protègera ce chien? Celui qui expliquera clairement à ce gentil gentil monsieur que sa gentille fifille elle va lui bouffer la gueule parce qu'elle baigne en pleine incohérence.

 

 Pourquoi avons-nous des chiens?

   Posséder un chien n'est pas anodin. Si nous posons la question: Pourquoi avez-nous un chien? Dans 95% des cas, la réponse est: Parce que j'aime les animaux. Évidemment, la réponse est ailleurs, profondément enfouie.   

   Nous avons un ou plusieurs chiens parce que nous avons une histoire. Notre histoire, la façon dont nous avons été élevé, fabriqué fera que nous aurons ou pas un animal de compagnie.

   Notre histoire fera aussi que nous aurons tel ou tel comportement avec nos chiens. Nos cohérences comme nos déviances avec les animaux sont parties intégrantes de notre héritage. Personne ne sort jamais indemne d'une éducation parentale.

  Outre le rôle indiscutable du "chien de compagnie", le chien reste et demeure celui qui en toutes circonstances entend nos souffrances.

 Alors le chien mon alter ego? Oui, évidemment.

 

   De l'homme et du chien: le chien psychologique.

 Par Sophie DUPLESSIS - Psychothérapeute dans le département de l'Aude - 11250 St HILAIRE.

    La domestication a introduit le chien au sein de la cellule familiale humaine créant une relation particulière entre l'homme contrôlant une espèce animale et l'animal assujetti. Ce lien soumet l'homme à des phénomènes psychologiques inconscients qui gouvernent la relation entre le maître et l'animal. Cette dernière véhicule deux principes psychologiques qu'il convient d'illustrer.


1°- L'identification par laquelle un sujet se constitue et se transforme en assimilant ou en s'appropriant à des moments clés de son évolution, des aspects, des attributs ou les traits d'un autre être de son entourage.

2°- La projection; ou mécanisme psychologique par lequel un sujet projette à l'extérieur des parties de lui qu'il attribut à un autre. Comme nous allons le voir, ces deux principes psychiques marquent le rapport de l'homme à son chien.

    Dans la relation à son chien, l'homme recontacte sa propre animalité d'avant le langage, d'un temps préverbal. En effet, le petit d'homme est la réplique vivante de l'animal. L'un et l'autre marchent à quatre pattes et éprouvent les mêmes besoins primaires d'être: Nourri - abrité - sécurisé - stimulé - sociabilisé. Il suffit d'observer un chiot dans une portée; la mère le lèche, le nourrit. Elle le met à l'abri de la chaleur, du mauvais temps. Elle le surveille et l'entraîne à explorer le monde environnant. Les comportements maternels génèrent les stimulations motrices et cognitivo-sensorielles dont il a besoin pour soutenir son développement jusqu'à l'autonomie.

     Ce même scénario de vie s'applique au bébé, au petit enfant.Tous les deux présentent un parcours identique jusqu'au moment ou l'enfant se redresse grâce à la marche et acquière le langage qui va le différencier des animaux et le rapprocher de ses congénères dans la parole.          L'homme est parole. Cependant, il est pétrit des ces mouvements internes que produisent la peur, le sentiment de bien-être et de ces mouvements externes que désignent le mouvement, le déplacement, le changement...L'homme et l'animal ont rencontré ces mouvements sous l'effet de stimulis qui les ont façonné à devenir adulte pour l'un - adulte responsable pour l'autre.

    Quand l'homme rencontre l'animal, il se reconnaît exactement en lui du fait d'un destin commun inscrit dans le maternage, l'apprentissage vers une tentative aboutie d'autonomie. Il s'identifie. Ainsi, le gémissement, la plainte, le pleur d'un chiot réactive chez l'être humain le pleur dont il a la mémoire chez l'enfant qu'il a été. Selon la réponse parentale qu'il aura reçu à ses propres besoins physiques ou psychiques, il secoura ou rejettera, négligera ou réconfortera le chiot geignant. Et c'est aussi dans cet espace intime à lui même que l'homme va rencontrer son humanité. Ainsi, miracle de la résilience, l'enfant dont l'enfance a été saccagée sera capable un jour, de prendre soin d'un animal, de le bien-traiter, là ou lui même a été malmené. Tandis que l'enfant qui a été choyé, protégé, entouré, consolé, soutenu, saura apporter à son chiot l'attention nécessaire à un développement harmonieux.

    Parce que l'homme se retrouve en lui, son animal familier va faire également l'objet de toutes les projections psychologiques - Les meilleures et les pires. Il sera déclaré nerveux, peureux, couard, fuyant, fidèle, abandonnique, triste, jeté en disgrâce ou paré de toutes les qualités selon le regard que le maître porte sur lui même. S'il se sent laid, pitoyable et incapable, il est probable que son animal sera auréolé des mêmes qualificatifs. Par effet d'absorption, condamné à ressembler à son maître. Alors, le chien deviendra peureux, fugueur, agressif...


    Si le monde interne du maître est paisible, tranquille, l'animal évoluera favorablement, développant une stabilité émotionnelle et un réel équilibre psychologique qui soutiendront ses capacité à être:

1 -
Socialisé, c'est à dire en mesure d'apprendre les codes de la troupe, de la meute. Il parviendra à intégrer les règles du dressage et la discipline d'une activité imposée troupeau, garde, stupéfiants, pistage...

2 - Sociabilisé donc à intégrer les éléments requis pour cohabiter avec l'homme, accepter la loi de la hiérarchie familiale.
Là encore, l'homme et l'animal se rejoignent. Si l'enfant a été perçu par ses parents comme un sujet à accompagner vers l'autonomie et non comme un objet de satisfaction narcissique, il reconnaîtra plus tard un être-sujet dans l'animal et non un être-objet destiné à supporter toutes les projections et à répondre aux attentes névrotiques de son maître.
    Le plus souvent, l'homme réussit à s'ajuster à l'animal dont il a la responsabilité, et de cette accordance naît LA RELATION étayée par une communication inter-espèces dont la couleur est marquée par l'individualité de deux amis - l'homme et l'animal - et du lien de subordination de l'animal émerge la relation vivante à l'homme. Les phénomènes inconscients d'identification - projection -  rapprochent l'homme et l'animal. Sans l'existence de ces processus psychologiques, l'animal resterait un éternel étranger à l'homme. Domestiqué, il serait utilisé à des fins pratiques, économiques, dans un lien bestial déserté par l'humanité.

Ce sujet vous intéresse ?   sophie.duplessis@clubinternet.fr

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 Le chien est garant d'une sécurité absolue, il ne juge pas!!!

Si nos chiens portent et comblent nos lacunes affectives, comment les protéger de nos manquements, de nos déviances, de nos lacunes... mais surtout, comment pouvons-nous faire pour les construire de façon rationnelle?

      Lorsqu'à 8 semaines vous prélevez votre chiot de la portée, vous ignorez les informations qu'il a pu imprimer en votre absence.

 Lorsque vous choisissez un chiot, une partie de son histoire vous est inconnue,   Vous ignorer donc qui est ce chiot. Si vous lui ,donnez un statut d'enfant, attendez vous à ce que très vite il vous déconsidère.

Vous deviendrez alors ce que consciemment
 ou pas vous vouliez être :
 sa chose.

 

 

 

 

                 Le chien est un animal extrêmement sociable.

 

   Ce chiot que je viens d'acheter regarde avec intérêt ses nouveaux congénères. Dans tous les cas et quoi qu'il se passe, il ira vers eux.

   Lorsque vous demandez à votre chiot ou à votre chien de rester seul durant votre journée de travail, vous le mettez en danger.

   La clé de son équilibre passe par l'échange et le contact. S'il vit seul, il va très vite instaurer des comportements déviants (comportements qui n'existent pas à l'état sauvage) tels que, destruction, aboiements systématiques, nervosité excessive, scatologie...

   Il deviendra ingérable et vous penserez alors que vous vous êtes trompé de chiot ou de race... ou d'éleveur.

 

 Comment détruire son chien en 10 jours, ou l'art de mal communiquer.

 

Premier jour :
notre bébé, pardon, je veux dire notre chiot est enfin là. Il se repose sur le canapé. Il est choux !!!

Deuxième jour :
notre chiot dort dans notre lit ou dans notre chambre. Il avait peur tout seul. Un amour !!!

Troisième jour :
notre chiot qui refuse ses croquettes a eu droit à son premier steak avec de la purée. Il a a-do-ré !!!

Quatrième jour :
notre chiot a bouffé le pantalon du facteur. Avec lui c'est sûr, on risque rien, il nous fait déjà la garde !!!

Cinquième jour :
notre chiot a pris sa première baffe. Normal, il a "fait " dans la maison. Faut pas exagérer, il se prend pour un animal !!!

Sixième jour :
notre chiot nous fait bien rire. Il aboie dès que l'on ne joue plus avec lui. Il ne lui manque que la parole !!!

Septième jour :
notre chiot a regardé la Tv avec nous. Il était sur mes jambes, c'était super !!!

Huitième jour:
 
notre chiot ne mange pas. Finalement, c'est juste parce que nos enfants l'ont gavé de gâteaux. Ouf, j'ai eu peur qu'il soit malade !!!

Neuvième jour :
notre chiot passe ses journées tout seul dans notre garage. Normal s'il reste dans la cuisine, il détruit tout ce petit monstre !!!

Dixième jour :
notre chiot reçoit des ordres émanant de nos enfants. C'est pour qu'il comprenne bien qu'il est à tout le monde !!!

 Je ne suis pas l'auteur de ces citations. Elles proviennent toutes de vos mails ou de vos messages vocaux.

 

   Les enfants sont des atouts majeurs dans la construction du chiot. Curieuse alchimie que le mélange des deux insouciances.

 

   L'enfant est l'ami, le copain du chien, mais il n'en est pas le maître

 

 

    Si l'homme est doté de parole, le chien n'est pas muet. Le premier doit absolument apprendre à communiquer avec le second et enfin se mettre à sa portée.

   Nous avons tous tendance à penser que des centaines d'années de cohabitation ont permis au chien et à l'homme de se reconnaître. Il n'en est rien.

    Le chien est un animal au fonctionnement extrêmement logique et simple, mais qui peut s'avérer très complexe si ses comportements sont mal ou pas interprétés.

    Plus de 85% des morsures sont dues à une méconnaissance du fonctionnement du chien.

 

 Les irréparables.

 

     Lorsque j'ai acheté ce chien, il a vu mon fils et s'est jeté sur lui!!!

     Approche sur les épaules, regard fixe... et comportement caractéristique du prédateur.

                       Pourquoi ce chien de travail attaque t-il un enfant?

    J'ai du fouiller dans son histoire pour trouver qu'il était attaché de longues heures à un poteau alors que des enfants criaient et jouaient au ballon près de lui.

    Il en résulte que ce chien qui voit un enfant voit un ballon...par extension voit un gibier.

   

TROLL est un extraordinaire chien de travail, qui gardera toute sa vie la cicatrice de la bêtise humaine.  

     Les ballons ne construisent pas les chiens. Jamais. 

 Un an de travail plus tard, ce chien côtoie certains enfants (pas tous) et se comporte normalement en leur présence.

Si ces mêmes enfants oublient le chien et commencent à jouer et à crier, il perd immédiatement l'équilibre et retrouve instantanément ses attitudes initiales.

  

 

 A l'état sauvage, les chiots jouent en se battant entre eux, avec les parents, ou en se poursuivant, mais vous ne verrez jamais un chien jeter un ballon ou un bâton à un chiot.

 

  

Plus concrètement, le milieu ambiant dans lequel mon chiot va se construire influera de façon irrémédiable sur son mental. L'empreinte laissée par la socialisation sera plus profonde que celle de la génétique. Voir plus bas l'homéostasie sensorielle

   J'ai donc très peu de chance d'avoir un monstre d'équilibre si mon chiot évolue dans un milieu hypo stimulant et ce, même si ses parents sont de remarquables géniteurs.

     Cas d'école. J'ai acheté ce chien à cinq ans, après le décès de son maître. Ce dernier vivait en Roumanie dans les Carpates. Son métier consistait à recenser les loups et les ours de la région. Son chien sans cesse à ses côtés, jouissait d'une liberté sans limites ou presque. Sa seule contrainte était de ne pas poursuivre les animaux qu'il côtoyait.

     A la mort de son propriétaire, ce chien est rentré en France où il est resté attaché durant dix huit mois avant que se croisent nos chemins. Ses nouveaux maîtres, amoureux des chiens, avaient eu la gentillesse de lui offrir une chaîne d'un mètre environ et de le faire dormir dans la neige près d'une gamelle de croquettes dégueulasse et inaccessible...

    Aujourd'hui, après 10 mois de reconstruction, "Pastou" est capable de recevoir un ordre, de l'accepter et de le mettre en application sur un troupeau.

    Mais comme "Troll", il perd l'équilibre dès qu'un élément extérieur le perturbe. Il reste et demeure hyperactif, se déconcentre et devient très agressif. Il est alors impossible de continuer à travailler .

    Ces deux chiens sont intéressants car dans les deux cas, l'autorité posée sur eux n'est pas perçue comme rassurante. Troll et Pastou réagissent de manières identiques aux modifications du milieu extérieur (homéostasie). Tous les deux les vivent comme des agressions qui les perturbent et ce, jusqu'à supprimer toute rationalité.     

Il est pour moi évident que ces comportements sont le résultat d'une construction très défaillante et que l'héritage génétique n'intervient pas. J'en veux pour preuve que les frères et soeurs de portée de ces deux chiens, sont tous des individus qui vont bien.             

 Les instincts du chien.

Le chien en possède six qui sont:

L'instinct de survie, de prédation, sexuel, maternel, de jeu et, pour finir, l'instinct grégaire.

 

Si vous tentez de contrarier ou d'aller à l'encontre d'un de ces instincts, vous remettez en question l'équilibre de votre compagnon.

L'exemple le plus courant est celui d'interdire au chien de creuser dans la pelouse.

   

      Illustration du problème par un mail reçu ce matin.

 Question de Monsieur......... J'ai puni mon chien qui creusait dans mon gazon, mais il recommence. Que faire? Urgent.

??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????

    Réponse:  Un hérisson ne sait pas ce qu'est une route...

    Goudronnez  votre gazon ou échangez votre chien contre un chat ou une perruche. Vous ne pouvez pas contrarier l'instinct d'un chien. Faire un trou pour entreposer de la nourriture ou pour chasser un mulot est un acte pulsionnel non prémédité, non réfléchi. 

 Nous rejoignons là le délicat problème de la punition.

    En matière de chiens, notre seule référence sérieuse et fiable est la meute dans son fonctionnement. Avant de seulement imaginer "punir" un chien, il est fondamental de savoir ce qu'est une bêtise.

    Toujours dans la meute, et en considérant que nous sommes aptes à l'analyser, la "bêtise" n'existe pas. Par contre, la punition est bien réelle. La meute est régie par des règles et codes bien précis que chaque individu connaît.

 

   Comme dans la meute, celui qui éduque doit  rassurer celui qui apprend.

  

   Le chien ne souffre pas l'équivoque. Son statut et par extension le vôtre doivent être clairement établis.

    Si moi, individu de ce groupe, décide de transgresser les règles du clan, je m'expose à un rappel à l'ordre immédiat qui consistera à me rappeler mon statut. Je peux effectuer une remise en cause de statut, voire une prise de pouvoir, mais mon supérieur hiérarchique tentera immédiatement de me remettre à ma place. Si mon mental me permet de l'affronter, il se peut très bien qu'alors à l'issue d'un combat je sois le nouveau chef.

    Les remises en cause sont précieuses, elles obligent le groupe à être toujours plus fort. A la maison, le processus est identique puisque dans tous les cas mon chien vivra avec moi ou avec nous comme il vivait en meute. Le fonctionnement du chien "humain" est exactement le même que celui du chien sauvage.

         Si je dois punir mon chien, je dois savoir que je m'expose à son incompréhension.

            Est-ce que la punition que j'inflige à mon chien existe à l'état sauvage? Évidemment non.

           J'agis alors comme un maître faillible et mon chien me retire immédiatement dix points de  capital confiance. Je ne suis plus crédible car injuste.

           Or, la qualité majeure ou fondamentale du chef de groupe à l'état sauvage est la justice et la justesse.

   

Quelques questions "flagrants délits"

Bonsoir,

Je voudrais savoir pourquoi mon chiot de 3 mois ne revient pas quand je l'appelle?

Merci de votre réponse.

 

Si votre chiot vivait en meute à l'état sauvage, il ne subirait pas la contrainte du rappel.

Pourquoi voulez-vous que votre chien revienne à 3 mois?

C'est parce qu'il pourra partir qu'il reviendra.

 

 

Dans mon club, les moniteurs ne connaissent pas l'homéostasie, c'est normal?

Merci de me répondre.

 

On ne peut pas prétendre travailler sérieusement un chien si on ne sait pas ce qu'est l'homéostasie.

Il n'est pas normal que vos moniteurs aient de telles lacunes. Donnez leur mon numéro de téléphone.

Bonsoir,

"On" m'a dit que je dois manger avant mon chien, c'est vrai?

Urgent, Merci.

 

Non, aucun intérêt. C'est un héritage militaire.

Par contre, pour mettre votre chien sous contrôle et sous autorité, vous devez intervenir sur son temps de repas et retirer sa gamelle après 4 minutes. Il comprendra alors que comme à l'état sauvage, le fait de s'alimenter est soumis à conditions. Son dominant (vous) l'obligez à manger durant un laps de temps que Vous décidez.

Est-ce que mon chiot aura les oreilles droites ou cassées (voir photo)

Salut

 

Les oreilles de votre chiot ne m'intéressent pas. D'ailleurs ce détail n'est qu'un détail.

Si vous avez une vraie question, je reste disponible. Cordialement.

 

     Tous les chiens sont des prédateurs.

     En un instant, ce chien de compagnie qui voit des moutons pour la première fois, renoue avec son instinct de prédation.

     Il se met en chasse et tente de créer le mouvement qui déclenchera la poursuite.

                          

                                

  Le chiot face à lui-même... 

 

   Avant de sauter de la remorque  (dernière photo), le chiot observe et cherche la solution la moins douloureuse.

  Comme l'homme, le chien va toujours vers ce qui est facile.

  Ce chiot sait que l'aide qu'il attendait de moi ne viendra pas. Aussi, s'il veut réellement descendre, il devra dépasser ses limites et sauter.

  Cela fait partie de sa construction.

 

 L'homéostasie sensorielle (Par Isabelle VIEIRA Docteur vétérinaire)

        Le chiot (de 3 semaine à 3 ou 4 mois) apprend à réguler ses réponses motrices face à des stimulis variés de son environnement par la mise en jeu de plusieurs systèmes sensoriels. Face à la rencontre de ces diverses stimulations auditives, olfactives et visuelles, il construit une base de données mise en mémoire, qui lui permettra d'établir un seuil de tolérance devant ces mêmes situations rencontrées par la suite au cours de sa vie. C'est le seuil d'homéostasie sensorielle.

       Le chiot bâtit un répertoire comportemental qui doit être le plus varié possible afin de gérer le plus de situations possibles.

       Une situation rencontrée pendant cette période à toutes les chances d'être enregistrée par un comportement exploratoire normal.

       En revanche, une situation rencontrée pour la première fois au-delà de cette période a de bonnes chances de donner lieu à une absence d'exploration et à une réponse phobique d'évitement ou d'agression.

                 C'est donc la période de tous les apprentissages.

Pour reprendre et simplifier le discours d'Isabelle, il est bon de savoir que le développement du chiot est fortement dépendant du milieu dans lequel il évolue. Plus ce dernier est riche et plus le chiot va bien. Et ce chiot qui va bien a de grandes chances de devenir un adulte équilibré.

Si vous achetez un chiot, veillez à ce qu'il ait pu profiter de ce milieu riche en stimulis qui l'ont ouvert sur le monde.

 

  LES ORIGINES

 

 

 

Peut-on réellement choisir un chiot en fonction du pedigree de ses parents?

    Il faut évidemment se servir du travail de sélection réalisé sur les géniteurs. Mais la génétique n'est pas une science exacte, en tout cas elle ne permet pas au producteur du chiot de vous assurer que ce dernier est "Le" chiot idéal.

    Si l'on considère que la génétique n'intervient qu'à hauteur de 30% dans le caractère du chiot, nous devons considérer que nous devons construire les 70% restants.

    Personnellement, et concernant l'héritage parental, j'avoue ne pas vraiment l'utiliser. Je ne veux pas dire qu'il n'est pas important, mais je le considère comme secondaire. Je suis par contre beaucoup plus attentif à la façon dont a été élevé le chiot durant ses huit premières semaines.

   

 

Plus concrètement, le milieu ambiant dans lequel mon chiot va se construire influera de façon irrémédiable sur son mental. L'empreinte laissée par la socialisation sera plus profonde que celle de la génétique. Voir plus bas l'homéostasie sensorielle

   J'ai donc très peu de chance d'avoir un monstre d'équilibre si mon chiot évolue dans un milieu hypo stimulant et ce, même si ses parents sont de remarquables géniteurs.

   Dans tous les cas, le choix d'un chiot est une démarche très personnelle.

   Personne ne peut prétendre vendre le meilleur chiot, personne ne peut prétendre acheter le meilleur.

Hormis ses qualités visibles et détectables, ce chiot deviendra le chien que j'ai fabriqué.

 

 

 

     Cette jeune chienne de 3 mois est directement issue de parents importés du Pays de Galles.

     Ces derniers sont remarquables au travail sur ovins et sur bovins, mais sont tous les deux sans ascendants connus. Cela ne veut pas dire qu'ils ne sont pas issus d'un travail de sélection.

      J'ai donc acheté cette chienne grâce à des critères qui me sont personnels. L'analyse du milieu dans lequel elle a évolué jusqu'au sevrage m'intéresse particulièrement.

     Mais aussi, dans la mesure ou la fratrie socialise le chiot, je reste très attentif au nombre de frères et soeurs. Si la portée compte moins de 4 individus, je ne prends pas de chiot. Le sexe et la couleur de celui que je ponctionne dans la nichée me sont indifférents.

      Dans tous les cas, le choix d'un chiot est une démarche très personnelle. Personne ne peut prétendre vendre le meilleur chiot, personne ne peut prétendre acheter le meilleur. Hormis ses qualités visibles et détectables, ce chiot deviendra le chien que j'ai fabriqué.

      Lorsque je choisis un chiot pour une qualité visible, je laisse toujours un autre chiot pour une qualité que je n'ai pas détectée.

       Le meilleur chiot n'existe que dans l'imaginaire de celui qui achète ou de celui qui vend ce chiot. Par contre, le meilleur chien existe réellement. Il est le résultat d'une construction.

 

 En matière d'éducation et de dressage, nos compétences sont rarement supérieures à nos exigences.

  Les attentes que nous posons sur nos chiots vont directement influer sur leur construction.

 

Qu'ils soient ou non destinés au travail, l'idéal serait que nous puissions les construire sans rien attendre d'eux.

  Lorsque nous achetons un chiot habillé d'un superbe pedigree, nous avons tendance à être plus exigeant parce que nous savons ce que ses origines autorisent.

  Déjà, très tôt, nous cassons le processus de réussite en faisant payer le lien du sang à ce chiot. Les grands chiens, ceux que l'on n'oublie jamais, sont rarement issus de chiens encore plus grands.

  Éduquer et dresser un chien c'est respecter ses limites. Qu'il soit Lof ou non, le chien n'est pas une machine. Prendre le temps de créer la relation, prendre le temps de comprendre avant de poser une contrainte sur un chien.

   

     En éducation comme en dressage, le temps ne pardonne pas ce qui se fait sans lui.

 

  

 

 

 LE LANGAGE DES MAINS.

 

 ou comment endormir un chien en sept photos

 

 

 27/08/2008

 Voir aussi : blog Border collie :     http://kergochien.skyrock.com

 


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